Historique de la fédération

HISTOIRE RÉSUMÉE DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES ASSOCIATIONS D’ANCIENNES ET D’ANCIENS ELÈVES DES LYCÉES ET COLLÈGES

Les origines de la Fédération remontent à 1912, date à laquelle fut fondée la “Fédération Nationale des Associations Amicales d’Anciens et Anciennes Élèves des Écoles Publiques Primaires Supérieures de France et des Colonies”. Son objet était :

1) de faciliter et d’établir entre toutes les Associations existantes et celles de création nouvelle, des centres de réunions amicales, d’aide mutuelle et de reconnaissance.

2) d’encourager le cycle complet des œuvres postscolaires et de solidarité, notamment : bourses d’études et de voyages, colonies de vacances, écoles de plein air.

3) d’obtenir tous avantages pouvant profiter aux Associations adhérentes : remises et réductions, tarifs spéciaux, etc.

Elle a été reconnue d’utilité publique par décret du 21 juin 1928.

Très rapidement, elle organisa des Congrès au rythme d’un chaque année à l’exception des périodes de guerre.

Si les premiers congrès ont été organisés à Paris, il apparaît que les Associations d’Anciens Élèves des Établissements parisiens dispensant l’enseignement primaire supérieur ne faisaient pas partie de la Fédération. En effet, deux groupements s’étaient créés à Paris :

– le 25 mars 1907, l’Union des Associations d’Anciens Élèves des EPS de garçons de Paris (Arago, Colbert, Lavoisier, J.B. Say) ;

– le 18 décembre 1912, l’Union des Associations d’Anciens Élèves des Écoles Sophie Germain et Edgar Quinet (écoles de filles).

Des contacts furent pris dès 1918 entre ces deux groupements en vue de les réunir et d’y accueillir les Associations des autres établissements parisiens. La fusion devint effective le 15 janvier 1920 et le nouveau groupement prit la dénomination de “Union des Associations Amicales des Écoles Municipales Supérieures de Paris”.

A partir de 1920 coexistaient donc deux groupements : la Fédération pour la Province (et les colonies), et l’Union de Paris pour les établissements parisiens. Des contacts étaient pris, notamment lors du congrès de 1924 de la Fédération à Lyon. Mais on se bornait à des “échanges de politesses et d’invitations”, car des obstacles empêchaient la réalisation des projets de fusion, notamment le fait que “les établissements de Province relevaient à la fois de l’Instruction publique et de l’Enseignement technique, alors que ceux de Paris ne relevaient que de l’Instruction publique”.

Les comptes-rendus des différents congrès font état des bonnes relations entre les deux organisations, mais ce n’est qu’en 1946, quand les établissements tant parisiens que provinciaux seront devenus des collèges dispensant un enseignement identique, que la fusion pourra être réalisée : elle fut annoncée au 22e Congrès à Clermont Ferrand, le 12 juillet 1947.

L’activité des Congrès a été régulière jusqu’en 1987. La diminution des effectifs entraînant des difficultés pour l’organisation des manifestations, il n’y en eut plus que tous les deux ans, le dernier congrès ayant eu lieu en 1992 au Lycée Edgar Quinet à Paris.

Elle reprend alors puisque les membres du Conseil fédéral ont assisté au Congrès de Semur-en-Auxois qui était le premier en commun avec l’Union des « A » en attendant la fusion définitive entre l’Union des « A » et la Fédération (Octobre 2001 à Lyon).

N.B. Ce document a été rédigé par Ginette CHALARD d’après les bulletins de l’Association des Anciens Élèves du Lycée Edgar Quinet à Paris.